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Saturday, August 13, 2016

La Balianophobie

This one will be the last one for today.
It is about the present situation in Europe.
The paper is a summary of three articles.

It's in French.

& deeper than the previous two papers. 

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SYNTHÈSE 

L’Europe est un continent uni, prospère et puissant. Rien n’y manque, ce qui indique que tout y est présent: les droits de l’homme, des esprits flexibles et des traités qui semblent pouvoir résoudre tous les problèmes. Il reste la question de savoir si cela est la vérité ou plutôt un mythe. L’Européen pourrait mener une vie paisible s’il laissait la télévision éteinte. Ce sont les médias qui ne cessent pas à semer la panique. «Réveille-toi Européen naïf, ta culture est attaquée par des barbares!» — un succinct résumé des nouvelles télévisées des derniers mois.

Analysons notre société en la comparant à l’Église catholique. L’Église n’est pas seulement un monument impressionnant. L’Église catholique est l’ensemble des convictions et des traditions des religieux et des chrétiens. Pourtant il est remarquable que ces convictions sont reflétées dans ce sanctuaire. Cela est aussi applicable à notre société — si on effaçait toute la population du territoire belge, on pourrait constater que ce n’est pas un paysage neutre. On remarquerait entre autres des institutions, des habitations et des lieus de récréation. C’est-à-dire que l’idéologie des belges est reflétée dans ce paysage. Cela est aussi le cas dans chaque autre pays, comme par exemple en Syrie. Par contre, il est certain que ce paysage diffère du paysage belge. Il ne faut pas nécessairement penser à la guerre et aux bâtiments détruits, simplement au paysage d’un pays du Moyen Orient. Une image presque parfaite pour un Syrien. Cependant, si différente de la société presque parfaite d’un Européen. 

Pourtant, l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme est que chaque homme a la liberté de circulation. Il reste de nouveau la question de savoir si cela est la vérité ou plutôt un mythe. Un droit réconfortant en temps de guerre, mais qui a des restrictions aussi. La Syrie n’a jamais connu un temps où les droits de l’homme ont été respectés. Par contre, l’Europe, qui est plus développée, essaie de respecter ces droits. Comment est-ce possible de ne pas pouvoir trouver un juste milieu? Nous vivons au XXIe siècle, mais en temps de crise on simplifie égoïstement la liberté du prochain. Plusieurs voix européennes proclament plutôt «le droit de chacun à lever son pied au-dessus de la frontière pour quitter son pays mais pas à le reposer dans le pays de son choix». Le Syrien doit donc étudier minutieusement, quelle des 51 frontières européennes est la plus facile à dépasser. 

L’Allemagne, qui ouvre ses bras, rend la tâche plus facile aux réfugiés. Le point de vue sur l’Europe d’un Syrien n’est pas claire, mais il est probable qu’il voit l’Europe comme une mine d’or. Il suffit de trouver un emploi et ensuite d’organiser sa vie pour qu’elle soit stable et harmonieuse. Cela est quand même assez égoïste, n’est-ce pas? Ou est-ce que l’attitude de l’Européen est égoïste? Il faut se poser la question de savoir ce qui est plus important: le confort de l’Européen ou la sécurité du Syrien. 

L’Européen a une excuse préférée, nommément que «les réfugiés ne veulent pas s’intégrer». Un vrai Marocain est sans doute celui qui traîne dans les rues avec ses copains. (...). Cela est le préjugé de l’Européen aveuglé par les médias. Ils diffusent tant de nouvelles inquiétantes sur les étrangers, que on ne retient plus les héros étrangers comme Lassana Bathily. C’est alors l’Européen qui crée cette image exagérée. 

Cela est aussi le point de départ des anti-racistes, qui par contre sont prêts à accueillir tous les réfugiés, mais ensuite «ils se sentent devenir étrangers sur leur propre sol». Selon eux chaque ville a son propre Molenbeek. De plus, chaque massacre en Europe n’a pas été commis par des terroristes. Un exemple aussi cruel est la tuerie de Norvège commise par Anders Breivik. 

Il est important de ne pas accuser les réfugiés, mais à les aider à s’intégrer. Philippe Nemo est convaincu que les réfugiés vont à une Europe fondée sur le christianisme. Pourtant, il faut ajouté que cette Europe chrétienne est plutôt athée. Nemo prétend que c’est l’Europe qui «[ferme] a priori cette voie et [rend] leur intégration insincère et précaire».  C’est pourquoi il est important de n’en pas faire un sujet tabou, mais une option. Cela ne peut pas être une obligation, mais soyons clairs, une option.

Il ne faut pas devenir balianophobe. La crise des réfugiés n’est pas la première confrontation massive entre les Européens et la civilisation islamique. Après la Deuxième Guerre mondiale, pendant les années soixante, ce sont les Européens qui ont recruté 800.000 étrangers pour travailler dans les mines, l’industrie lourde ou dans le secteur de service. Au début, cela était mieux organisé. Les accords bilatéraux ont facilité à régler les conditions de séjour et de travail. Les migrants ont commencé à devenir moins patients et ils préféraient immigrer en utilisant des passeports touristiques. Ensuite, l’Europe avait suffisamment de travailleurs, mais les migrants ne cessaient pas à dépasser les frontières à la recherche d’une meilleure vie. La bonne nouvelle est que l’Europe a réussi à émerger de cette période chaotique. Pourrons nous résoudre la crise de la même manière que dans les années soixante? 

Non seulement les hommes politiques, mais aussi les philosophes essayent de résoudre ce problème. Selon Emmanuelle Auriol, il vaudrait mieux «vendre des visas aux gens qui souhaiteraient travailler chez nous». Comme aux années soixante, les employeurs réguleraient le statut de séjour. D’autres penseurs célèbres comme Emmanuel Levinas ou Jürgen Habernas affirment que la meilleure solution est d’ouvrir les frontières. Selon eux c’est un droit fondamental et un principe démocratique. De plus «le migrant “déraciné” et sans identité» est facile à remodeler. Devrait l’Europe «offrir un sanctuaire temporaire au sein de l’État qui a les moyens de le protéger, puis se voir prier de revenir dans leur pays d’origine, lorsque la menace est passée» ou «accroître l’aide aux pays pauvres qui accueillent actuellement les réfugiés non loin de leur lieu de résidence». Plus on pose de questions, plus on reçoit de réponses.

Le réfugié doit sans doute non seulement mettre les frontières européennes sous pression, mais aussi ses propres frontières idéologiques. L’Europe devrait aussi faire preuve de son unité, puisque «avec 150 personnes sur une chaloupe conçue pour 60, le chavirage est assuré et tout le monde se noierait».



Bibliographie:
  • Eltchaninoff, Michel. 2015. «Une frontière doit être ouverte ou fermée». Philosophie magazine nº94, novembre, p.28-35.
  • Guénolé, Thomas (2015). «Prologue La balianophobie», dans «Les jeunes de banlieue mangent-ils des enfant?». Lormont : Les Bords de l’eau.
  • Yüksel, Veli (2014). «Hoe het begon» dans «Nergens beter dan thuis». Gent : Borgerholl, p. 40-48.
  • Mirabeau et Mounier (1789). «La Déclaration universelle des droits de l’homme». 
  • AFP. 2012. «Breivik transféré dans une prison». Le Figaro, [en ligne] juillet, Disponible sur: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/24/97001-20120724FILWWW00387-breivik-transfere-dans-une-prison.php [Consulté le 8 avril 2016].
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MissCherry xo

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